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artificielle apesanteur

Nicolas Sanhes

Exposition du 22 juin au 22 septembre 2024

Exposition réalisée par la mairie

Réalisée avec le soutien de : la Région Occitanie Pyrénées-Méditerranée, Aveyron le Département, Pays Ségali Communauté, la mairie de Centrès, Axa

Programmation culturelle 2024 / ICI 

Crédits photos : 

Château de Taurines / Art Contemporain au pays de Ségali

Le Château de Taurines présente pour sa 39e édition, l’exposition «Artificielle apesanteur» de Nicolas Sanhes, qui rassemble pour la première fois un grand nombre de peintures, une sélection des quatre dernières années: 55 toiles et 10 sculptures de moyen format. Connu pour ses sculptures monumentales, l’artiste crée des oeuvres abstraites au formalisme singulier qui utilisent un répertoire de formes épurées. La sculpture de Nicolas Sanhes relève le défi de la construction, quand on sait le travail qu’il faut à chaque fois pour transformer ces poutrelles d’acier lourdes et têtues en lignes aériennes. Elles n’apparaissent pourtant pas au final comme le résultat d’une addition, d’une construction qui aurait peu à peu pris place dans l’espace pour installer une évidence formelle. On pourrait même croire qu’un peu de transparence a été soustraite à l’air pour en faire émerger une géométrie inconsciente. Le pari sera ici de penser que la peinture de Nicolas approfondit ce paradoxe et l’éclaire.

 

Le bureau de l’association Château de Taurines : Marion Lepelletier (présidente), Marc Pourreyron (vice-président), Gilles Barres (trésorier), Christophe Deroo (secrétaire)

"Ma sculpture est la structure primitive de ma peinture."  Nicolas Sanhes

Le lien entre tes peintures et tes sculptures paraît évident. Mais quel médium se nourrit de l’autre ? Aujourd’hui, c’est la sculpture qui est la structure mentale de la peinture, c’est la sculpture qui me donne mon répertoire formel puisque les formes que je peins sont en réalité les vides des interstices donnés par les lignes d’acier et leur vide Chaque peinture est un jalon, chacune s’appuie sur la précédente, c’est le même processus que dans la sculpture. La peinture m’offre une nouvelle respiration  au temps, elle s’organise plus vite, et permet de fixer plus rapidement des combinaisons formelles. Le point commun à mes deux pratiques est de définir un champ de travail restreint, pour trouver dans la somme des contraintes, de nouveaux champs de possibilités. La peinture est la traduction bidimensionnelle de la sculpture sur un autre médium.
Les formes colorées organisent la surface de la toile en fonction de leur géométrie et de la densité chromatique tout en utilisant les mêmes concepts que dans la sculpture que sont l’emploi de la ligne, de la forme, de l’espace, de l’équilibre, de la tension et de la couleur.
C’est un peu la même expérience que dans la sculpture avec son vide et les lignes d’acier. Les choses sont dans l’une comme dans l’autre toutes posées avec précision. L’art est aussi une question de millimètre. Et comme l’écrit Jean-Louis Poitevin : « La puissance des lignes est de créer le vide mais en tant que forces incarnées, elles ont une autre fonction, celle d’écrire l’espace, c’est-à-dire de l’inventer.
C’est pour cela qu’elles semblent, indéfiniment tendre vers ce qui est au delà d’elles. Cette tension nous fait immanquablement penser à celle qui affecte l’univers dans son ensemble, cette force d’expansion sans limite, qui crée l’espace à mesure qu’elle se déploie. » Artificielle apesanteur ...

 

Textes :

Benoît Decron, directeur/conservateur Musée Soulages

Yves Michaud, philosophe

 

> Nicolas Sanhes : nicolassanhes@yahoo.fr

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